Qu’est-ce que le rythme du sommeil ?

Endormi depuis la nuit des temps

En 2004, deux paléontologues ont découvert, dans une région volcanique de Chine, un squelette d’un petit dinosaure à plumes. L’animal fut retrouvé la tête posée sur ses pattes avant, comme figé dans un sommeil éternel.

Selon la théorie, l’animal se fit surprendre, en pleine sieste, par des cendres volcaniques il y a de cela plusieurs centaines de millions d’années. Ce dinosaure fut nommé « Mei long », dont le nom signifie le « dragon endormi ». 

L’alternance veille / sommeil, une caractéristique commune du vivant

Plantes, reptiles, poissons ou mamifères, tous partagent cette caractéristique. Celle-ci est tellement fondamentale, que la nature l’a adaptée au cas les plus extrèmes.

  • Le dauphin ne dort que d’un oeil ! Plus exactement, il ne met au repos qu’une moitié de son cerveau à la fois. Une partie se repose afin de se régénérer, pendant que l’autre, active, lui permet de se maintenir à la surface de l’eau pour respirer.
  • Le chat a un sommeil fractionné. On parle de sommeil polyphasique. Pouvant cumuler jusqu’à 18 heures de sommeil par jour, le chat découpe sa journée en plusieurs phases d’activités et de repos.
  • Les oiseaux migratoires font des micro-siestes en vol. La grive à dos d’olive récupère de la fatigue provoquée par la migration grâce à des siestes de 9 secondes.
  • La chouette est un animal dit nocturne. Elle vit principalement la nuit. D’autres sont dit crespusculaires, ils sont actifs en fin d’après-midi jusqu’en début de nuit.
  • Le morse peut notamment dormir durant 19 heures d’affilées ou au contraire rester éveillé durant 84 heures de suite !
  • L’homme, quant à lui, possède un sommeil, en général, monophasique. On se couche pour une nuit de sommeil et on se lève le lendemain pour vaquer à nos occupations, jusqu’à la nuit suivante.

Qu’est-ce qui fait que l’on passe de l’éveil au sommeil (et réciproquement) ? 

Chez l’homme, la balance entre éveil et sommeil est finement orchestrée par des mécanismes internes (horloge biologique, homéostasie, génétique) et externes (lumière, humeur, environnement, mode de vie…).

  • Le matin, on se réveille…

1.  Notre organisme sécrète du cortisol afin d’activer notre cerveau et nos muscles.

2.  Le soleil, qui se lève, va inhiber la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) pour nous empêcher de retomber dans le sommeil.

3.  Notre température interne croît progressivement afin d’augmenter notre vigilance.

4.  Notre stock de somnifères naturels (substances hypnogènes) est épuisé au réveil. Celui-ci va se reformer au fur et à mesure de la journée (si vous restez actif).

  • Le soir, on s’endort…

1.  Le soleil couchant ne va plus inhiber la sécrétion de mélatonine. La mélatonine va jouer le rôle de messager pour indiquer au cerveau qu’il est l’heure de ralentir son activité.

2.  Notre température corporelle diminue induisant une chute de notre vigilance. La plupart des accidents mortelles se déroulent durant la nuit, lorsque notre température interne est la plus basse (entre 2 et 4 heure du matin).

3.  Le stock de substances hypnogènes (adénosine) est à son maximum.

Beaucoup d’autres facteurs rentrent en jeu…

Beaucoup d’autres facteurs rentrent en jeu dans l’alternance veille / sommeil. Votre alimentation, votre activité physique, vos obligations familliales et sociales, vos rituels avant de se coucher, votre humeur,  vos pensées et même votre génétique… Tous ces facteurs influencent votre sommeil en quantité et en qualité.

Reconnaitre les comportements néfastes et les remplacer par des habitudes qui font du bien est une étape essentielle pour retrouver des nuits plus sereines.

Dr. Clément Bacle – co-fondateur Officina Santé.

 

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