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Le ginseng : les multiples bienfaits d’un stimulant naturel

Le ginseng est une plante vivace ancestrale de la famille des Araliacées. On compte pas moins de 10 espèces différentes de ginseng à travers le Monde. La plus connue et la plus répandue est le panax ginseng, qui est originaire d’Asie du Nord-Est.

Stimulant et tonifiant, le ginseng occupe une place de choix au sein des médecines asiatiques, et tout particulièrement au sein de la médecine chinoise depuis près de 2 000 ans. Le mot ginseng vient d’ailleurs du mandarin rénshēn, qui signifie « homme », en écho aux formes plus ou moins humaines de la racine.

« Tonique général » en médecine traditionnelle chinoise, le ginseng a des propriétés stimulantes sur la sexualité, le système immunitaire et les performances.

 

Le ginseng aide le système immunitaire à se défendre des attaques extérieures

Largement documentés, les effets immunostimulants du ginseng ont été prouvés à maintes reprises par des études de tous bords. Le point le plus remarquable est la double dimension de cette action.

Le ginseng agit à la fois en limitant les risques de contracter certaines maladies, mais il permet également de limiter l’intensité de leurs symptômes en cas de contraction.

Cela est particulièrement vrai pour les infections respiratoires (grippes, pneumonies, bronchites…), ce qui fait du ginseng un formidable allié santé pour la saison hivernale.

 

Le ginseng augmente les performances et aide à combattre la fatigue

Toutes les études réalisées sur la question le confirment. Le ginseng est bien une arme de choix contre la baisse de régime hivernale et la fatigue en général.

Les polysaccharides contenues dans le ginseng sont à l’origine de ces effets anti-fatigue. Ce sont également elles qui confèrent au ginseng ses propriétés de stimulant physique et cognitif.

Reconnues par l’OMS, ces propriétés se manifestent par des effets très concrets, qui ont été mesurés par différentes études, notamment l’augmentation de la mémoire immédiate, et la sensation d’avoir l’esprit plus clair.

 

Ginseng BIenfaits

Pas vraiment appétissante, mais terriblement efficace, la racine de ginseng est récoltée au bout de 4 ans pour le ginseng blanc, contre 6 ans pour le ginseng rouge. C’est la seule différence entre ces deux appellations !

 

Le ginseng booste la libido

Les preuves scientifiques disponibles ne permettent pas d’affirmer cela avec certitude, toutefois il est fort possible que le ginseng puisse aider à traiter l’impuissance et à stimuler la libido des femmes en ménopause.

L’action aphrodisiaque du ginseng est liée aux ginsénosides. Dans le cas de l’impuissance masculine, l’efficacité est double puisqu’en plus d’être un aphrodisiaque « classique », le ginseng a également une action vasodilatatrice (cela signifie qu’il permet de dilater les vaisseaux sanguins. Cela permet donc d’assurer un meilleur afflux sanguin dans le sexe masculin, donnant lieu à des érections facilitées et renforcées.

 

Effets secondaires et précautions d’utilisation

Le ginseng est une plante puissante. Même de faibles dosages peuvent conduire à l’apparition d’effets secondaires indésirables parmi lesquels insomnies, troubles digestifs, tachycardie et maux de tête.

Pour une consommation sereine, veillez donc à bien respecter les doses recommandées par votre conseiller Officina, votre médecin, ou votre pharmacien.

La consommation de ginseng est par ailleurs déconseillée pour les publics suivants :

  • Mineurs de moins de 18 ans
  • Femmes enceintes et femmes allaitantes.
  • Personnes consommant des antidépresseurs type IMAO
  • Personnes ayant des antécédents cardiaques : le ginseng peut interférer avec les mécanismes d’action de certains médicaments, notamment les médicaments prescrits en cas d’hypertension (notamment les médicaments à base de nifedipine). Si c’est votre cas, consultez impérativement votre médecin avant d’envisager la consommation de ginseng.

 

Sources & Références :

  1. Bradley, P.R. (ed.). 1992. British Herbal Compendium, Vol. 1. Bournemouth: British Herbal Medicine Association.
  2. British Herbal Pharmacopoeia (BHP). 1996. Exeter, U.K.: British Herbal Medicine Association.
  3. Bone, K. 1998. GinsengThe Regal Herb. MediHerb Professional Review (1):62:14; (2):63:14; (3):64:14.
  4. Bundesanzeiger (BAnz). 1998. Monographien der Kommission E (Zulassungs- und Aufbereitungskommission am BGA f r den humanmed. Bereich, phytotherapeutische Therapierichtung und Stoffgruppe). Kln: Bundesgesundheitsamt (BGA).
  5. Caso Marasco, A., R. Vargas Ruiz, A. Salas Villagomez, C. Begoa Infante. 1996. Double-blind study of a multivitamin complex supplemented with ginseng extract. Drugs Exp Clin Res 22(6):323329.
  6. Cheah, J.S. 1994. Ginsana G115 versus placebo in patients with non-insulin dependent diabetes. Pharmaton in-house file.
  7. Cherdrungsi, P. et al. 1995. Effects of a standardized ginseng extract and exercise training on aerobic and anaerobic exercise capacities in humans. Korean J Ginseng Sci 19:93100.
  8. Coon JT, Panax ginseng: a systematic review of adverse effects and drug interactions, Abstract.
  9. Dorling, E. and A.M. Kirchdorfer. 1980. Do ginsenosides influence the performance? Results of a double-blind study. Notabene Medici 10(5):241246.
  10. Forgo, I. 1980. Doping control of top-ranking athletes after a 14-day treatment with Ginsana. Report of the doping Commission of the International Amateur Boxing Association, Basle, Switzerland.
  11. Gross, D., D. Krieger, R. Efrat, M. Dayan. 1995. Ginseng extract G115 for the treatment of chronic respiratory diseases. Schweiz Zschr Ganzheits Medizin 1:2933.
  12. Han, B.H. et al. 1983. Studies on the antioxidant components of Korean ginseng. III. Identification of phenolic acids. Arch Pharmacol Res 4:5458.
  13. Soowon K, Ginseng, the « Immunity Boost »: The Effects of Panax ginseng on Immune System, Abstract.
  14. Volger BK, The efficacy of ginseng. A systematic review of randomised clinical trials, Abstract.

 

Thé et fer : l’astuce anti-carence

Le risque de carence

On entend souvent dire que le thé réduit la capacité d’absorption du fer par l’organisme, et qu’à ce titre, mieux vaudrait en consommer en dehors des repas exclusivement.

C’est vrai. En consommant du thé en même temps qu’un repas, vous réduisez de plus de 50% votre capacité à absorber du fer[1],[2]. A terme, une carence en fer peut s’installer avec des symptômes tels qu’une forte fatigue, une fragilisation et une chute des cheveux ou encore une baisse des performances générales (cognitives et physiques)[3].

Pour limiter ce risque, un conseil revient souvent : acheter des compléments alimentaires contenant du fer. C’est effectivement une possibilité, mais nous avons mieux en stock.

Thé et fer

Thé et fer – Crédits photo (CC) à Domiriel (Flickr)

Ajoutez plutôt quelques de gouttes de citron frais à votre thé !

Moins chère, plus simple, et viable sur le long terme, c’est LA solution au problème !

Pourquoi ? Si le thé tend effectivement à réduire l’absorption du fer, il existe un autre nutriment – très commun – qui permet d’augmenter cette capacité : la vitamine C[4],[5].

Ainsi, en ajoutant ces quelques gouttes de citron – pleines de vitamine C – vous pourrez contrebalancer les effets négatifs du thé, et continuer à boire votre thé préféré à tous vos repas !

 

 

Sources & Références :

[1] J Hum Nutr Diet. 2004 Feb;17(1):43-54. Impact of tea drinking on iron status in the UK: a review. Nelson M1, Poulter J. Absract

[2] Crit Rev Food Sci Nutr. 2000 Sep;40(5):371-98. Effect of tea and other dietary factors on iron absorption. Zijp IM1, Korver O, Tijburg LB. Abstract

[3] Pas d’alarmisme cependant. Le risque ne devient significatif que si cette consommation croisée se fait de manière fréquente.

[4] Ann N Y Acad Sci. 1980;355:32-44. Interaction of vitamin C and iron. Lynch SR, Cook JD. Abstract

[5] Int J Vitam Nutr Res Suppl. 1989;30:103-8. The role of vitamin C in iron absorption. Hallberg L, Brune M, Rossander L. Abstract

L’aubépine : l’amie de votre cœur & de vos nerfs

L’aubépine est un arbrisseau (Crataegus Monogyna) de la famille des rosacées. On retrouve ses baies rouges et ses fleurs blanches en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, en particulier aux abords des lisières de forêts.

Contrairement au thé vert dont l’essentiel des bienfaits furent identifiés il y a plusieurs millénaires, les vertus médicinales de l’aubépine ont attendu le XIXème siècle pour être pleinement révélées et exploitées en Occident.

Parmi ces bienfaits, on lui reconnait notamment des vertus pour soulager certains troubles cardiaques, nerveux et digestifs.

L’aubépine régule le rythme cardiaque et la tension artérielle

C’est la propriété principale de l’aubépine, elle est d’ailleurs reconnue par L’OMS. Toutes les autres en découlent. Grâce aux acides triterpéniques et aux flavonoïdes qu’elle contient, l’aubépine vient dilater les vaisseaux périphériques et en augmentant l’afflux sanguin vers le cœur.

Ainsi, elle parvient à soulager efficacement les problèmes d’hypertension, de palpitations, et plus largement d’insuffisance cardiaque congestive légère à modérée. A noter cependant, les effets bénéfiques de l’aubépine sur le coeur s’accumulent progressivement dans l’organisme. Sa consommation pour cette indication s’inscrit donc dans une logique plus long-termiste (compter 6 à 8 mois pour des effets véritablement significatifs).

Aubépine propriétés

Aubépine en fleurs – Crédits photo (CC) à Bruno Parmentier on Flickr

L’aubépine détend et aide à mieux dormir

L’aubépine contient également des proanthocyanidols, une variété de tanins aux propriétés sédatives. Elle peut ainsi calmer l’anxiété, et faciliter l’endormissement.

Elle est particulièrement efficace sur ce terrain lorsque couplée avec d’autres plantes comme la valériane ou la passiflore. À consommer le soir en infusion, 1 heure avant le coucher, pour passer de meilleures nuits.

L’aubépine soulage les bouffées de chaleur liées à la ménopause

L’action régulatrice de l’aubépine aide à stabiliser l’humeur, et le système féminin en pré-ménopause et en ménopause. Pour une action optimale, consommez-en 3 tasses par jour, en infusant 1 cuillère à café de feuilles d’aubépine à chaque fois.

Effets secondaires et précautions d’utilisation

Dans la plupart des cas, la consommation d’aubépine est sans risques. Les publics suivants doivent toutefois faire preuve de davantage de vigilance :

  • Femmes enceintes ou allaitantes : consulter un médecin avant d’envisager une complémentation ou une consommation en tisane
  • Mineurs de moins de 18 ans : à éviter, d’autres plantes sont plus adaptées comme le lotier, ou le coquelicot.
  • Personnes ayant des antécédents cardiaques sérieux : consulter votre médecin pour organiser la complémentation, et éventuellement la conciliation avec vos médicaments actuels

 

Sources & Références :

  1. Anschutz, E.P. 1900. New, Old and Forgotten Remedies. Philadelphia, PA: Boericke and Tafel.
  2. Blesken, R. 1992. [Crataegus in cardiology] [In German]. Fortschr Med 110(15):290292.
  3. Braun, R. et al. 1997. Standardzulassungen f r FertigarzneimittelText and Kommentar. Stuttgart: Deutscher Apotheker Verlag.
  4. Melzer J, Iten F, Saller R, Crateagus berries : heart complaints, congestive heart failure, NYHA I and II – a systemic review. Perfusion 2003 ; 16 : 358 – 62.
  5. British Herbal Pharmacopoeia (BHP). 1996. Exeter, U.K.: British Herbal Medicine Association. 98101.
  6. WHO Monographs on Selected Medicinal Plants – Volume 2 – Folium cum Flore Crataegi
  7. Crataegus Fruit. In : British Herbal Pharmacopoiea 1983. Bournemouth : British Herbal Medecine Association, 1983.
  8. Hawthron Berry, American Botanic Council, View here.
  9. Hawthorn berries – Crataegi fructus. European Pharmacopoeia, Council of Europe.
  10. US. Department of Health and Human Services, NIH Website, Hawthorn Fact Sheet.

L’aromathérapie en 5 points

Très en vogue ces dernières années, l’aromathérapie est une thérapeutique à base d’huile essentielle tirée de certaines plantes dites aromatiques.

L’huile essentielle est l’essence volatile extraite des plantes aromatiques à l’aide de diverses techniques tels que l’hydrodistillation, la distillation sèche ou expression à froid des agrumes

Il existe diverses formes d’administration en fonction de la plante utilisée, en diffusion atmosphérique, en massage topique ou en usage interne. Cependant cette thérapeutique a de nombreux détracteurs et même si on lui reconnaît des vertus, nombres d’autres sont beaucoup plus douteuses. Par ailleurs, les huiles essentielles sont des substances extrêmement concentrées, et leur utilisation peut par conséquent se révéler dangereuse dans certains cas. Mal utilisées, certaines ont montré une activité neurotoxique et/ou sont suspectées d’hépatotoxicité. Il convient donc de les utiliser dans le respect de certaines précautions élémentaire pour tirer le meilleur de leurs bienfaits.1, 2

 

Parmi ces précautions, la plus fondamentale est de s’assurer que l’huile essentielle que vous avez entre les mains est un produit de bonne qualité.
5 critères peuvent vous aider dans cette tâche :

  • L’espèce botanique

Avec le nom du genre, le nom de l’espèce, la sous espèce ainsi que la famille.

  • L’organe producteur

C’est à dire la partie de la plante utilisée pour extraire l’huile essentielle. On estime aujourd’hui à environ 2000 le nombre de plantes aromatiques. Les huiles essentielles sont le plus souvent extraites des fleurs, des feuilles mais elles peuvent aussi être extraite de l’écorce, des bois, des racines, des rhizomes ou encore des graines.3.

Quelques exemples d’organes producteurs :

  • La feuille pour la mélisse ou encore l’eucalyptus.
  • Le bois pour le santal.
  • La fleur pour la camomille.
  • L’écorce du fruit (péricarpe et une partie du mésocarpe) pour l’orange.
  • La graine pour la coriandre.
  • Les conditions de cultures

Le lieu de culture (avec la qualité du sol, l’ensoleillement et l’irrigation), le type de culture (biologique ou non), le mode de cueillette ainsi que le mode d’extraction influent sur la composition de l’huile essentielle.

  • Le chemotype

L’ensemble des constituants d’une huile essentielle qui est fonction de son biotype, de l’organe utilisé, des sols et plus généralement de la région de culture.

  • L’analyse et le contrôle de l’huile essentielle

Avec les critères organoleptiques comme la couleur, l’odeur, l’aspect général.

Les critères physiques et chimiques avec la densité, l’indice de réfraction, la stabilité, la détermination d’esters et l’indice de KOVATS. La chromatographie en phase gaz ou encore la spectrométrie de masse, qui permettent de déterminer la composition exacte de la plante en fonction de la densité de ses constituants ainsi que son taux de pureté.5, 6.

Source

  1. Halart Elise, L’aromathérapie en milieu hospitalier dans la region du Nord-Pas-de-Calais, un exemple de demarche de qualité mise en place par le centre hospitalier de Valenciennes, Aromathérapie, Faculté des sciences pharmaceutiques et Biologiques de Lille, 2014, 142p
  1. Michel Faucon, Traité d’aromathérapie scientifique et médicale : fondement et aide à la prescription, Ed. Sang de la terre, Paris, 2012, 896p, 89
  1. Zhiri A., Baudoux D., Huiles essentielles chémotypées et leurs synergies. Ed. Inspir Developpment, 2009, 332p
  1. Site de l’institut de Veille Sanitaire.
  1. Site Encyclopédie de l’Agora.

5 plantes médicinales historiques

  • Le pavot

Papaver somniferum, appartenant à la famille des papavéracées, dont on extrait le latex afin de produire de la morphine et la codéine pour ses vertus antalgiques puissantes mais il sert également pour la production illicite d’opium et d’héroïne.

Le Pavot est originaire d’Asie mineure, il contient plus de 40 alcaloïdes dont la morphine, la codéine, la narcotine et la papavérine. Son utilisation est aujourd’hui règlementée cependant il est utilisé depuis des millénaires mais il faudra attendre le début du 19e pour en isoler et identifier les principes actifs.

  • Le millepertuis

Hypericum perforatum, appartenant à la famille des hypéricacées, est une plante utilisée déjà par les druides, qu’ils considéraient comme magique, dont l’odeur suffisait à éloigner les mauvaises esprits. Cette plante a connu un fort intérêt du fait de son indication dans les troubles de l’humeur et de l’anxiété mineure, cependant cette plante a connu également beaucoup de controverse en effet elle est vendue en officine mais également dans certains magasins de diététique, supermarchés ou accessibles sur Internet ou par correspondance.

Plus récemment des études ont montré son interaction avec de nombreux médicaments tels que ceux à faible marge thérapeutique notamment la digoxine , la théophylline, les anti-vitamines K, la ciclosporine, mais aussi des contraceptifs oraux. En effet le millepertuis provoque une induction enzymatique cytochrome P450 étant à l’origine de baisse d’efficacité de ces molécules lors de leur prise concomitante. « En février 2000, une étude menée aux Etats-Unis chez des volontaires sains rapporte une diminution des taux plasmatiques d’un médicament inhibiteur de la protéase du VIH utilisé dans le traitement du SIDA, l’indinavir (CRIXIVAN7), lors d’une utilisation concomitante avec le millepertuis2 . L’administration concomitante de millepertuis avec cet antirétroviral est donc susceptible d’entraîner une diminution de la réponse virologique et le développement de résistances virales chez les patients infectés par le VIH » .1

  • L’eucalyptus

Eucalyptus globulus, appartenant à la famille des rosacées, originaire de l’Australie et utilisé par les aborigènes contre les fièvres et autres infections. Il fut introduit à la fin du 19e siècle en France.

L’Eucalyptus est un grand arbre des régions chaudes et sèches pouvant dépasser les 30 mètres. C’est un arbre dont toutes les parties sont très odorantes (balsamique).

  • L’harpagophytum

L’harpagophytum ou griffe du diable est originaire d’Afrique appartenant à la famille des Pedaliaceae, elle doit son nom à ses fruits qui possèdent des crochets pour s’accrocher aux animaux et ainsi permettent une bonne dissémination, « harpagos » signifiant crochet en grec et « phyton » plante. L’espèce qui nous intéresse ici est harpagophytum procumbeus.

On utilise les racines et les tubercules de celle-ci pour soulager les douleurs articulaires (athérosclérose), arthrites, la gout ou encore lors de myalgie. Les données scientifiques concernant cette plante sont incertaines mais il lui accorde une possible efficacité pour arthrite, pour le reste des indications les preuves sont insuffisantes pour attester d’une efficacité. 2

  • Le millefeuille

La millefeuille, Achillea millefollium, est une plante herbacée vivace qui doit son nom à la mythologie grecque, notamment pour avoir permi à Achille de guérir les blessures de Télèphe, roi des Mysiens. Il appartient à l’immense famille des Astéracées dont la réputation médicinale remonte les âges jusqu’à la préhistoire, retrouvé en grande quantité dans la grotte de Shanidar, en Irak, grotte où furent également retrouvés des ossements de néandertaliens vieux de 50 000 ans.

La millefeuille fût préconisée par Dioscoride et par Hippocrate pour ses vertus astringentes, en effet on utilise ses sommités fleuries pour la cicatrisation des petites plaies ou pour calmer les règles trop abondantes. On la recommande en tisane également en cas de spasmes utérins et pour les varices. 3, 5

Source

1. Site nlm.nih.fr, {en ligne}, consulté 15 février 2016, URL : https://www.nlm.nih.gov/medlineplus/druginfo/natural/984.html

2. Botanique systématique moléculaire, J. –L Guignard 12e édition, 2003, 259, 261.
Petit larousse des plantes médicinales

3. Site de l’agence européenne du médicament EMA, consulté en ligne le 16 février 2016, URL http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/Herbal_-_Community_herbal_monograph/2011/09/WC500115469.pdf

4. Collège International d’Aromathérapie, Dominique Baudoux, {en ligne}, consulté le 16 février 2016. URL : http://www.college-aromatherapie.com/aromatherapie_et_publications

Les remèdes naturels de toujours, Pt. 2

Dans le chapitre précédent, nous avons voyagé entre la Grèce antique et l’Egypte. Reprenons aujourd’hui le fil de cette histoire avec Officina !

Depuis les premières traces écrites décrivant l’usage des plantes médicinales à la création de la distillation. Entre l’Europe et l’Afrique, découvrons ensemble l’évolution de cette thérapeutique vieille de plusieurs millénaires.

  • La médecine arabe 

Dans le Monde Arabe s’est développé une observation des symptômes cliniques du patient, mais aussi de ses selles, ses urines ainsi que de son comportement général, pratique inspirée des grecs mais aussi des mésopotamiens.

On doit également aux Arabes la découverte de la distillation, l’emploi de l’alcool et la préparation de sirop à base de sucre de canne.

Ainsi la médecine arabe a joué un rôle important dans la transmission de la culture médicale antique mais aussi dans le développement des connaissances, des pratiques et des méthodes d’analyses médicales.

Ibn Sina  connu sous le pseudonyme de Avicenne (980-1037), philosophe, politicien, médecin, Avicenne se préoccupe de tous les domaines de la pensée et du savoir. Il est probablement né près de Boukhara en Perse, aujourd’hui en Ouzbékistan. Il acquiert sa renommée en médecine notamment par ses études sur les troubles nerveux, la psychologie, les maladies vénériennes et sa description pharmaceutique des préparations de nombreux remèdes.

On lui doit aussi plusieurs traités majeurs, synthétisant les connaissances de son époque dans de nombreux domaines incluant la botanique et l’herboristerie. 1

 

  • La médecine Européenne

Elle se développe au Moyenâge entre le Ve et le XVe siècle.

Au début du moyen-âge, c’est essentiellement le clergé (les religieuses et les moines), qui dans les abbayes avaient pour rôle de soigner la population et distribuaient les remèdes notamment avec la culture des « simples », culture pratiquée dans les couvents dans les jardins en carré bordés de buis. Il s’agissait de la culture de différentes plantes médicinales utilisées pour soigner de nombreux maux, on y cultive de la sauge, du thym, du romarin, de la lavande, de la rue, du laurier ainsi que du fenouil, etc., qui étaient préparés seuls ou en association. Ainsi les moines soignaient les âmes et les corps de leurs malades.2

A partir du Ve siècle, après les grandes invasions des barbares, les manuscrits anciens sont hérités de la maison mère du Mont-Cassin fondée par saint Benoît de Nurcie ainsi l’Eglise devient dépositaire du savoir médical, sans pour autant le faire évoluer.

Dès l’an 651, à Paris, l’Hôtel-Dieu, en région parisienne, accueille malades et mendiants, entièrement à la charge du clergé jusqu’en 1505.

C’est avec Charlemagne (742-814) que l’enseignement de la médecine est donné dans les écoles.

La laïcisation de la médecine arrive au XIIe siècle, sous l’influence de Salerne, avec l’autorisation de dissection du corps humain.

La médecine du moyen-âge ne mérite pas le discrédit et les critiques sans appel, bien qu’elle manque de méthodes de travail rigoureuses, d’esprit scientifique et de discernement rationnel.

Les grandes épidémies de lèpre, de variole et de peste montrent la faiblesse de la médecine de l’époque, qui se rapproche dès lors des apothicaires, ce qui permet une amélioration des connaissances de la botanique ; cependant ces connaissances ne permettent pas de traiter les pathologies les plus graves, de plus l’hygiène de l’époque est encore très relative et les techniques de conservation sont insuffisantes et causes de fréquentes intoxications.

C’est à cette époque, que se développe la théorie dite « des signatures », cette théorie met en relation la forme d’une plante ou d’une partie de plante qui devrait ressembler à l’organe ou à une zone du corps sur lequel elle aurait un supposé effet médical. Avec le terme « signature » est sous-entendu la signature de Dieu.

Jusqu’au début du XIIIe siècle, le médecin préparait lui-même ses remèdes, puis commencent à apparaître les premiers préparateurs appartenant à la corporation des épiciers, qu’on appelle apothicaires. Le terme apothicaire vient du latin « apothecarius » signifiant boutiquier. La boutique étant ce qui différenciait le commerçant sérieux du charlatan de passage. C’est en 1258 que Saint-Louis officialisa le statut d’apothicaire en France, statut qui fut confirmé par Philippe Le Bel et par le Roi Jean Le Bon en 1339. Il faudra attendre 1484 pour que Charles VIII promulgue l’ordonnance stipulant « doresnavant nul espicier de nostre dicte ville de Paris ne s’en puisse mesler du fait et vacation d’apothicairie si le dit espicier n’est lui-même apothicaire ». 3,4

Au cours des siècles, le métier d’apothicaire devient celui de pharmacien qui nécessite des études de plus en plus longues.

Le moyen âge est aussi une période où mysticisme religieux, magie et science s’entremêlent, produisant des remèdes parfois pour le moins paradoxaux et hasardeux, pour ne citer que quelques exemples, on notera l’utilisation du « bézoard » qui est une petite pierre de fiel que l’on retrouve dans l’estomac de certain animaux, râpé seul ou en association, à qui l’on confère diverses propriétés douteuses. On utilisait aussi de la fine poudre d’ardoise, des écailles d’huitres brûlées mais aussi l’urine et les excréments d’homme, de loup, de chien et de vache selon les indications et de nombreux insectes en tous genres tels que des poux, cloportes, scorpions et toiles d’araignée.

  • La renaissance

On observe l’ouverture de l’esprit scientifique au siècle des lumières et la standardisation de la phytothérapie. L’ère de la renaissance se prolongera jusqu’au début du XIXe siècle, siècle où l’on parvient à isoler la morphine de l’opium du pavot, la quinine de l’écorce de quinquina ainsi que la strychnine de la noix vomique.

Ainsi on entre dans la période de la pharmacopée moderne, avec la découverte de la notion de principe actif et avec elle, les débuts de l’extraction et la synthèse chimique, ce qui va avoir comme conséquence un désamour de la phytothérapie en faveur de la pharmacologie moderne car il est vrai que les principes actifs isolés possèdent de nombreux avantages tout d’abord en terme d’efficacité, de standardisation, de reproductibilité et de précision des dosages. C’est aussi à cette époque que la corporation des épiciers et des apothicaires fût définitivement séparée, en effet la déclaration royale de Louis XVI en 1777 ordonna la séparation de ces corporations assurant ainsi le monopole de la vente de médicament aux seuls membres du Collège royal de pharmacie. C’est également pendant cette période que le terme apothicaire fût délaissé au profit de pharmacien. Pharmacien venant du grec « Pharmakon », désignant aussi bien le remède et le poison, terme qui désigne le possesseur des substances actives dont le pouvoir thérapeutique peut se doubler d’une toxicité non négligeable.

  • Le désamour de la phytothérapie

On reproche alors à la phytothérapie d’être à la fois peu active et peu fiable comparativement à l’industrie pharmaceutique. Cependant il reste à cette époque des médecins qui continuent les recherches en phytothérapie, ainsi en 1847, F.J Cazin publia un traité pratique et raisonné des plantes médicinales, il fût étoffé par son fils H. Cazin mais c’est le docteur Henri Leclerc, auteur de plusieurs traités de phytothérapie, qui sut donner au XXe siècle à la médecine par les plantes médicinales des bases scientifiques sérieuses et irréfutables. 5

Source

1. EL GHRARI Halima. Les promoteurs de l’esprit scientifique dans la civilisation islamique, extraits biographiques de la vie de savants musulmans à différentes époques de l’Histoire. Traduit de l’arabe par Haydar EL YAFI, publications de l’organisation islamique pour l’education, les sciences et la culture- ISESCO- 1424 H/200 3. 111p

2. Bariéty M., Coury CH. Histoire de la Médecine. Librairie Arthéme Fayard, 1963p, 325-400

3. Bilimoff Michèle. Les remèdes du moyen Age, collection « histoire » , Ed. Ouest-France, 2014, 128p

4. Site ordre.pharmacien.fr, {en ligne}, consulté 10 février 2015, URL : Dominique Kassel http://www.ordre.pharmacien.fr Documents de référence – Histoire et art pharmaceutique

5. Gerard Debuigne et Francois Couplan. Petit larousse des plantes médicinales, Paris, Ed. Larousse, 2009, 389p, 6-7

Les remèdes naturels de toujours, Pt. 1

 

Isaac Newton, célèbre physicien, mathématicien et philosophe britannique du XVIIIème siècle, compara « l’univers à une grande machine ». D’après cette approche, l’univers se définit donc comme un système dynamique et interconnecté. Comme nos ancêtres, l’homme contemporain a et aura toujours besoin de la nature pour se nourrir et se soigner. Ce lien vitale qui lie l’homme et plus généralement les êtres vivants avec la nature est aujourd’hui et plus que jamais dans le cœur de notre actualité. Stress, anxiété, obésité et sédentarité sont en parties la conséquence de notre mode de vie d’abondance et d’excès.
La phytothérapie est une discipline qui remonte aux civilisations antiques. Il semblerait qu’elle ait pour origine l’Inde ou la Mésopotamie où l’on a retrouvé les plus anciennes traces écrites, rédigées par les Sumériens en caractères cunéiformes 3000 ans av. J.-C. Ces textes mentionnaient déjà l’utilisation de plante telles que le saule, le chanvre ou encore le thym. « Très tôt au cours de l’évolution, les hommes pour se soigner, utilisèrent les ressources présentes dans leur environnement naturel. Les plantes tinrent une place très importante qui ne s’est jamais démentie (…) ». (Kassel,2003) 1

  • En Chine

Shen Nong, le divin Laboureur, l’un des trois Augustes, aurait inventé l’agriculture, la charrue, la culture des cinq aliments de base ainsi que les vertus médicinales des plantes et du thé, environ 3 millénaires avant notre ère. Il est dit que Shen Nong procédait tous les jours à l’étude exhaustive des plantes dans leur milieu naturel. On raconte qu’il goûtait lui même les plantes afin d’en déterminer la saveur mais aussi la toxicité.

Ainsi Shen Nong écrivit le premier traité des herbes médicinales chinoises, entre 1100 et 200 av. J.-C. Ce traité recense 365 remèdes dont 200 à 250 sont encore utilisés de nos jours en médecine Chinoise.2,

  • En Égypte

Médecine assez mal connue de nos ancêtres de par le manque de compréhension du hiéroglyphe. Il semblerait qu’ils aient composé une sorte d’encyclopédie mêlant médecine et religion, constituée de 42 livres. Le mystère reste entier à ce jour étant donné que la collection originale n’existe plus. Cependant c’est en Égypte que l’on commença à utiliser des techniques tels que l’enfleurage, la macération ainsi que les prémices de la distillation. Le papyrus Ebers semble être le recueil consacré aux plantes médicinales le plus important retrouvé à ce jour. 3

  • En Grèce

Dans la mythologie grecque, le dieu de la médecine est Asclépios, fils d’Apollon. La Grèce antique a posé les bases de la médecine telle qu’elle peut-être conçue aujourd’hui en occident, par l’intermédiaire de quelques grands esprits, caractérisés par leur intérêt pour la nature et dont il peut être utile de dire quelques mots ici :

Hippocrate (460-377 av J.-C.), considéré par Sénèque et par bien d’autres comme « le plus grand des médecins et fondateur de la médecine », mit en place la théorie des humeurs : le sang, la lymphe, la bile jaune et la bile noire (atrabile) qui influencera les conceptions de la médecine occidentale pendant plus de deux mille ans. Face au mysticisme et à la superstition qui règnent à son époque, Hippocrate recommanda l’observation systématique des faits avant d’émettre une hypothèse. 4, 5

Le « Divin parleur », Tyrtamos d’Erèse, surnommé Théophraste (v.372-288 av. J. -C.), qui étudia sous la direction d’Aristote, est considéré comme le père de la botanique, notamment pour l’écriture des neufs livres de l’Histoire des plantes et des six livres du Traité sur les causes des plantes, où il présente les propriétés de plus d’une centaine de plantes. Il est également réputé pour ses talents d’orateur qui attirèrent de nombreux auditeurs à l’école fondée par Aristote qui atteignit alors son acmé.6

On pourra également citer Socrate (v.470-399 av. J. -C.) qui prône dans sa philosophie un retour à la nature en adoptant une vie bonne et simple qui permet d’échapper à l’asservissement qu’entraine la recherche du plaisir.

Diogène de Sinope (v. 444-365 av. J.-C.), proche de Socrate et fondateur du cynisme, en vivant comme un chien, hirsute, allant pieds nus et en subsistant de mendicité, poussa le concept de retour aux fondamentaux de la nature jusqu’à son paroxysme. Il ne manquait jamais une occasion pour provoquer l’ordre établi de la cité. Platon aurait dit de lui qu’il était un « Socrate devenu fou ».

Bien que nous nous éloignions légèrement de notre sujet à proprement parler, la phytothérapie, les concepts abordés précédemment s’inscrivent tout à fait dans le souhait de l’homme contemporain de vivre une vie plus saine. Ainsi, que ce soit de la bouche du fondateur de la philosophie ou d’un magazine traitant du « bien-être », le but et la finalité, c’est le bonheur. « Or, le bonheur consiste à vivre selon la nature (nature au sens large) et non selon l’opinion du vulgaire. D’où il suit que l’on estime heureux les végétaux et les animaux, quand chacun d’eux atteint sans obstacle le but que la nature leur assigne. » 7

  • La période romaine

La période romaine est dominée par Pline l’ancien, qui se rendit célèbre entre autre par l’écriture de 37 livres de l’Histoire naturelle. Pline est un homme de lettre, historien et militaire romain qui vécu de 23 à 79 de notre ère. D’après Buffon, «Pline a travaillé sur un plan bien plus vaste [qu’Aristote]. Il a voulu tout embrasser, et il semble avoir mesuré la nature, et l’avoir trouvée trop petite encore pour l’étendue de son esprit. Son Histoire naturelle comprend, indépendamment de l’histoire des animaux, des plantes et des minéraux, l’histoire du ciel et la terre, la médecine, le commerce, la navigation, l’histoire des arts libéraux et mécaniques, l’origine des usages, enfin toutes les sciences naturelles et tous les arts humains; et ce qu’il y a d’étonnant, c’est que dans chaque partie Pline est également grand. L’élévation des idées, la noblesse du style relèvent encore sa profonde érudition: non-seulement il savait tout ce qu’on pouvait savoir de son temps, mais il avait cette facilité de penser en grand, qui multiplie la science. Il avait cette finesse de réflexion de laquelle dépend l’élégance et le goût, et il communique à ses lecteurs une certaine liberté d’esprit, une hardiesse de pensée qui est le germe de la philosophie. Son ouvrage, tout aussi varié que la nature, la peint toujours en beau. C’est, si l’on veut, une compilation de tout ce qui a été écrit avant lui, une copie de tout ce qui avait été fait d’excellent et d’utile à savoir; mais cette copie a de si grands traits, cette compilation contient des choses rassemblées d’une manière si neuve, qu’elle est préférable à la plupart des livres originaux qui traitent de cette matière.»

Dioscoride Pedanios, médecin grec de l’armée de Néron vécut vers 40 à 90 de notre ère qui donna naissance à la pharmacie par la fabrication de médicaments à base de plante, qui était jusque là préparé par les médecins. Dioscoride fit ses études à Alexandrie puis à Athènes où il fut l’élève de Théophraste puis il se rendit à Rome, où il devint médecin militaire, ce qui lui permit de voyager à travers de nombreux pays et donc de collecter de nombreuses plantes et d’observations, afin de composer son célèbre herbier connu sous le nom de « De materia medica » où il décrivit environ 600 plantes ainsi que de nombreux remèdes. Cet ouvrage resta une référence pendant des siècles jusqu’à une époque récente. Il donna également le nom populaire de chaque espèce (avec leur synonyme en latin, en grec, en égyptien, en perse, en syrien, en espagnol). Il indiquait leurs vertus et comment les récolter. « De materia medica » fût traduit en français au XVe siècle par Jean de la Ruelle, médecin sous François Ier.

Galien (2e siècle avant J.-C.), fut un médecin grec sous Marc Aurèle, il standardisa la création de médicaments à base de plantes en donnant les modes de récolte, origines, méthodes de préparation de celles-ci. C’est à cette époque que l’on commence à donner autant d’importance à la conservation de la santé qu’à son rétablissement. On voit apparaître les premiers traitements préventifs alliant régime alimentaire et pratique d’exercices physiques. 8, 5

 

Source

  1. Site lefigaro.fr, {en ligne}, consulté 24 janvier 2016, URL :http://sante.lefigaro.fr/sante/traitement/phytotherapie/son-histoire
  1. Cultural China. The Legend of Shennong Tasting Hundred of Herbs
  1. Site cosmovisions.com, {en ligne}, consulté 24 janvier 2016, URL : http://www.cosmovisions.com/medecineEgyptienneChrono.htm
  1. SALEM jean. Connaître, soigner, aimer. Le Serment et autres textes. Paris, Ed. du Seuil (coll. « Points »), 1999, 286 p.
  1. Dr Daremberg, Les Aphorismes (traduit du latin par Bruzen de la Martinière). Illustrés par A. F. Cosyns, 1934
  1. Universalis « THEOPHRASTE (371-288) », Encyclopaedia Universalis {en ligne}, consulté le 10 février 2016. URL : http://http://www.universalis.fr/encyclopedie/theophraste/
  1. Julien, Contre les chiens ignorants, in Œuvres complètes, traduction Eugène Talbot, Henri Plon, 1863.

Reference : le point référence, sept-oct 2015, page 9-10, 114, Francis Simonis.

  1. Emile Littré, Histoire naturelle, Paris, Rebochet (2 volumes), (BIUM-Bibliothèque interuniversitaire de médecine, Paris), 1848-1850

 

 

 

 

 

Les bienfaits du thé vert : bien plus que le roi des antioxydants

Le thé vert : botanique & histoire millénaire

Le thé vert (camellia sinensis & camellia assamica) est une plante de la famille des Théacées. Originaire d’Asie, on le retrouve tout particulièrement dans les régions montagneuses du sud-ouest de la Chine (variété sinensis) et au nord de l’Inde (variété Assamica) où ses plants peuvent atteindre jusqu’à vingt mètres.

Introduit en Europe au XVIème siècle par les Portugais, le thé vert était consommé depuis plusieurs millénaires en Asie, où ses bienfaits étaient connus depuis tout aussi longtemps. La légende raconte que c’est l’empereur chinois Shennong qui aurait le premier découvert les bienfaits du thé vert autour de 5000 av. J-C.

 

D’où nous vient le thé vert aujourd’hui ?

 

Propriétés du thé vert

Non, le thé vert n’a pas de vertus amincissantes

On trouve sur internet de nombreux articles soutenant que le thé vert aurait une action amincissante. Les principaux arguments avancés tournent autour du pouvoir lipolytique (brûleur de graisse) de la théine qu’il contient.

Officina prend beaucoup de distance par rapport à ces affirmations qui reposent sur des études à la méthodologie et aux résultats très discutables. La première a été faite sur des souris et ses résultats sont contredits par toutes les études qui ont analysé des sujets humains1,2. La deuxième quant à elle conclut que le thé vert, en association avec une pratique sportive régulière et un régime équilibré aide à maigrir3, une observation qui vaudrait tout aussi bien pour de l’eau.

Le thé vert n’en reste pas moins une boisson excellente pour la santé et un bon partenaire dans le cadre d’un programme minceur pour deux raisons :

  • La théine a une action stimulante qui peut limiter la fatigue liée à un régime hypocalorique
  • Boire une grande tasse de thé remplit le ventre et peut ainsi apaiser une envie de grignoter

Vertus et bienfaits du thé vert antioxydant par Officina

Le thé vert aide à réduire le mauvais cholestérol et les risques de maladies cardio-vasculaires

De nombreuses études l’ont désormais prouvé, , les catéchines contenues dans le thé vert contribuent directement à réduire les taux de mauvais cholestérol (LDL).
En réduisant le taux de cholestérol le thé vert permet donc de réduire les risques de maladie cardio-vasculaires.

Le thé vert est un puissant antioxydant

Le thé vert contient plusieurs polyphénols en quantité importantes. Les polyphénols sont des molécules antioxydantes, qui limitent le stress oxydatif, mécanisme par lequel certaines cellules de l’organisme sont détruites par les radicaux libres.

En assurant cette protection, les polyphénols contenus dans le thé vert permettent d’en faire une boisson protégeant contre :

  • Le développement de maladies cardiovasculaires (artériosclérose, AVC, infarctus du myocarde…)
  • Le développement certains cancers (cavité buccale, intestins, peau, sein, poumons…)
  • Le développement de diverses maladies liées au vieillissement (4 fois moins de chance de développer Alzheimer)1
  • Le vieillissement cutané
  • La perte de vivacité intellectuelle (action croisée avec L-Théanine et théine)

A titre de comparaison, le thé vert contient plus de 3 fois plus d’antioxydants que le thé noir.

Thé vert bienfaits
 

Le thé vert réduit la fatigue et améliore les performances intellectuelles 

La théine contenue dans le thé est chimiquement identique à la caféine. Ainsi, comme le café, le thé permet d’augmenter la concentration, de limiter la fatigue et d’améliorer l’humeur2,3.

Mais si café et thé contiennent la même molécule stimulante, pourquoi entend-on souvent dire que le thé stimule alors que le café excite ?

La raison est simple : le thé contient une autre molécule qui est absente dans le café, la L-Théanine. La L-Théanine est un acide aminé qui vient diminuer les sensations de nervosité et de stress en stimulant la production d’acide gamma-amynobutyrique (GABA)4,5. Cet acide aminé vient donc contrebalancer les effets anxiogènes de la caféine, et justifier le fameux proverbe ci-dessus.

Conseils d’utilisation 

  • Evitez d’ajouter du lait dans votre thé. Cela réduit l’absorption des catéchines par l’organisme, et donc le pouvoir antioxydant du thé.
  • Infuser votre thé vert à 70°. Le faire avec de l’eau bouillante (100°) détruit certaines propriétés nutritionnelles et altère le goût.
  • Conserver le thé dans un récipient étanche, à l’abri de la lumière pour le garder frais le plus longtemps possible. Plus votre thé sera frais, plus ses bienfaits seront optimaux.

Effets secondaires et précautions d’utilisation 

La consommation de thé vert est globalement sans risques. Certaines personnes doivent toutefois faire preuve de plus de vigilance, notamment :

  • Les personnes diabétiques : le thé vert peut affecter les taux de sucre dans le sang
  • Les personnes carencées en fer : le thé vert réduit l’absorption du fer par l’organisme. Pour réduire ce risque, vous pouvez soit consommer votre thé en dehors de vos repas, soit utiliser cette astuce Officina.
  • Les femmes enceintes et celles souhaitant concevoir prochainement : le thé pourrait limiter l’absorption d’acide folique (vitamine B9), indispensable à la bonne santé du fœtus.

 

Sources

[1] Adhami VM, Ahmad N, Mukhtar H. Molecular targets for green tea in prostate cancer prevention. J Nutr. 2003 Jul;133(7 Suppl):2417S-2424S.

[2] Jurgens T et al., Green tea for weight loss and weight maintenance in overweight or obese adults, 2012

[3] Auvichayapat et al. Effectiveness of green tea on weight reduction in obese Thais: A randomized, controlled trial. Physiol Behav. 2008 Feb 27;93(3):486-91. Epub 2007 Oct 18.

[4] Zheng, X. X., Xu, Y. L., Li, S. H., Liu, X. X., Hui, R., and Huang, X. H. Green tea intake lowers fasting serum total and LDL cholesterol in adults: a meta-analysis of 14 randomized controlled trials. Am.J.Clin.Nutr. 2011;94(2):601-610. View abstract.

[5] Kim, A., Chiu, A., Barone, M. K., Avino, D., Wang, F., Coleman, C. I., and Phung, O. J. Green tea catechins decrease total and low-density lipoprotein cholesterol: a systematic review and meta-analysis. J.Am.Diet.Assoc. 2011;111(11):1720-1729. View abstract.

[6] Moeko Noguchi-Shinohara, International Conference on Alzheimer’s and Parkinson’s Diseases, Nice, France, mars 2015).

[7] Durlach PJ. The effects of a low dose of caffeine on cognitive performance. Psychopharmacology (Berl) 1998;140:116-9. View abstract.

[8] Hindmarch I, Quinlan PT, Moore KL, Parkin C. The effects of black tea and other beverages on aspects of cognition and psychomotor performance. Psychopharmacol 1998;139:230-8. View abstract.

[9] Lu K, Gray M, Oliver C, Liley D, Harrison B, Bartholomeusz C, Phan K, Nathan P, « The acute effects of L-theanine in comparison with alprazolam on anticipatory anxiety in humans », Hum Psychopharmacol, vol. 19, no 7,‎ 2004, p. 457-65 PMID 15378679

[10] Kim, A., Chiu, A., Barone, M. K., Avino, D., Wang, F., Coleman, C. I., and Phung, O. J. Green tea catechins decrease total and low-density lipoprotein cholesterol: a systematic review and meta-analysis. J.Am.Diet.Assoc. 2011;111(11):1720-1729. View abstract.

La sauge : plante digestive

Présentation

La sauge (salvia officinalis) est une plante vivace de la famille des Lamiacées. « Herbe sacrée » selon les romains, qui en avaient bien identifié les vertus elle faisait l’objet d’un véritable culte sous l’Antiquité. Sa collecte était ainsi encadrée d’un véritable rite dans la Rome antique où elle ne pouvait être collectée qu’avec des outils en or. La plante a depuis gardé une place importante dans la pharmacopée occidentale, où elle est reconnue pour soulager certains troubles digestifs, l’hypersudation, ou encore les maux de gorge.

Propriétés de la sauge

La sauge aide à mieux digérer

Grâce à sa double action, à la fois cholérétique (i.e. augmentation de la sécrétion biliaire), et antispasmodique (i.e. réduction des spasmes musculaires) la sauge est l’une des meilleures alliées du traitement d’un large panel de troubles digestifs.

La sauge est l’une des meilleures alliées pour soulager un vaste éventail de troubles digestifs. Elle est d’une part dotée d’une action cholérétique (i.e. augmentation de la sécrétion biliaire) qui permet de traiter efficacement la digestion lente et difficile, et de limiter ballonnements et flatulences ou encore éructations. D’autre part, son action antispasmodique permet de libérer rapidement des crampes d’estomac et des remontées acides.

La sauge aide à soulager de nombreux troubles féminins

La sauge contient des phyto-œstrogènes, molécules végétales chimiquement très proches de l’estradiol. Grâce à ce composant, la sauge peut aider à réguler la menstruation, notamment dans les cas de règles irrégulières, douloureuses ou peu abondantes.

La sauge est également efficace pour atténuer certains troubles liés à la ménopause. En infusion elle permet de réduire les bouffées de chaleur, tandis que l’huile essentielle de sauge permet de traiter les problèmes de transpiration excessive.

La sauge stimule et protège la mémoire

Les Romains déjà louaient la sauge pour ses bienfaits sur la mémoire et le système cognitif en général. Cette allégation a depuis été vérifiée cliniquement, et on en sait plus sur les mécanismes d’action de la plante sur la mémoire. C’est en stimulant le système cholinergique et le système muscarinique, que la sauge permet d’améliorer la mémorisation.

La sauge a une très bonne activité antioxydante             

La sauge est particulièrement riche en acide carnosique et en acide rosmarinique, deux composés phénoliques fortement antioxydants. Cette richesse confère à la sauge un pouvoir antioxydant qui dépasse largement celui de la plupart des plantes de sa classe.

Ce pouvoir permet donc à la sauge de contrer le développement de nombreuses maladies liées au vieillissement, de ralentir le vieillissement cutané, et de préserver la vivacité intellectuelle.

La sauge soulage les maux de gorges

La sauge possède de nombreuses propriétés astringentes, antiseptiques et antibactériennes. Une infusion de quelques feuilles permet à ce titre de lutter efficacement contre les maux de gorges et la toux.

Infusez pour cela 2 cuillères à soupe de sauge fraîche (ou 1 cuillère de sauge sèche) dans un mug d’eau frémissante. Laissez infuser 10 à 15 minutes, puis consommez, en ajoutant éventuellement miel et/ou citron pour une efficacité renforcée.

Effets secondaires et précautions d’utilisation

Dans la plupart des cas, la consommation de sauge est sans risques. Attention toutefois à ne pas dépasser 15g par jour, sous peine de risquer de nausées, convulsions, et vertiges.

Officina recommande également aux publics listés ci-dessous de la bannir totalement de leur régime :

  • Femmes enceintes : la sauge contient de la thuyone qui peut avoir un effet abortif
  • Femmes allaitant : la sauge réduit la production de lait mammaire
  • Femmes présentement ou antérieurement atteintes d’un cancer hormonodépendant (g. sein)
  • Personnes consommant des anticoagulants : la sauge contient des quantités importantes de vitamine K qui a un effet coagulant et peut interférer avec votre médication habituelle
  • Mineurs de moins de 18 ans

Anis vert

Présentation

L’anis vert (Pimpinella anisum) est une plante annuelle de la famille des Apiacées. Originaire du Proche-Orient, elle s’est aujourd’hui répandue dans toutes les régions tempérées du monde.

On la reconnaît par ses petites fleures blanches regroupées en ombrelles et son délicat parfum diffusé par ses fruits récoltés d’aout à septembre notamment pour l’industrie alimentaire en tant agent aromatique.

  • Répartition géographique

 

Tour d’horizon des principales vertus de l’anis vert avec Officina.

 

  • Les douleurs gastro-intestinales 

 

Outre son usage culinaire, l’Anis vert est utilisé traditionnellement comme antispasmodique pour traiter les douleurs gastro-intestinales bénignes (ballonnements et météorisme) grâce à la présence d’huiles essentielles principalement composé d’anéthol (80 à 95%).

 

  • La toux

 

Il est aussi indiqué comme expectorant en cas de toux grasse (productive) ou de toux quinteuse grâce à son action apaisante.

 

  • Des propriétés anti-virales ?

 

Une étude japonaise parue en 2011, a mis en évidence une activité anti-virale in vitro (processus biologique étudié en éprouvette ou en laboratoire) sur le virus Herpes simplex entre autre. Cette activité serai du à la présence lignin-carbohydrate-protein complexes qui est une substance antivirale et immunostimulante isolé dans les infusion de graines d’anis vert.

 

Les conclusions de cette étude montrent que ce complexe protéique pourrait contribuer à la prévention des infections virales cependant on gardera à l’esprit qu’une étude in vitro  n’est pas forcément transposable à l’humain.

 

On pourra consommer l’anis en tisane, 1 à 3,5g d’anis fraiche broyé ou écrasé dans 150 ml d’eau bouillante, 3 fois par jour. Laisser infusé 10 minutes. Il est déconseillé de prendre ce traitement plus de 15 jours. Si les symptômes persistent il est recommandé de consulter un médecin.

 

  • Fausse croyance

 

On lui a longtemps attribué dans la culture populaire des vertus calmantes, tranquillisantes sans réel support scientifique à l’appui. En juin 2015, une équipe d’éthonopharmacologue a décidé d’étudier ces éventuels effets des graines d’anis chez le rat… sans succès.

Les résultats de leur étude se sont soldés par un échec, en effet ils n’ont pas réussi à démontrer un éventuel effet anxiolytique. Ils ont relevés toutefois un effet sur le système nerveux central (dans la zone relative à l’apprentissage), nous invitant à la prudence dans la consommation de cette plante notamment chez les personnes présentant un déficit cognitif, tels que les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer.

 

  • Contre indication

 

En l’absence de données suffisantes, l’utilisation de l’anis vert est déconseillée chez la femme enceinte et allaitante ainsi que chez l’enfant de moins de 12 ans.

En cas d’hypersensibilité au produit ou aux Apiacées tel que le carvi, céleri, coriandre, l’aneth ou le fenouil ou encore en cas d’hypersensibilité à l’anéthol.

 

  • Effets indésirables

 

Il peut y avoir des réactions allergiques cutanées ou du système respiratoire à une fréquence faible.

Si d’autres effets indésirables non mentionnés ci-dessus apparaissent, un médecin ou un professionnel de la santé qualifié devraient être consultés.

 

  • Source

 

  • 12 November 2013
 EMA/HMPC/321184/2012
Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC)

Community herbal monograph on Pimpinella anisum L., fructus

 

  • Biosci Biotechnol Biochem. 2011;75(3):459-65. Epub 2011 Mar 7.

Antiviral and immunostimulating effects of lignin-carbohydrate-protein complexes from Pimpinella anisum. Lee JB1, Yamagishi C, Hayashi K, Hayashi T. Author information Graduate School of Medicine and Pharmaceutical Sciences for Research, University of Toyama, Toyama, Japan.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov.doc-distant.univ-lille2.fr/pubmed/21389629

 

  • Effects of the aqueous extract of Pimpinella anisum L. seeds on exploratory activity and emotional behavior in rats using the open field and elevated plus maze tests

Maria Thereza Gamberinia, , , Domingos Sávio Rodriguesb, Daniela Rodriguesc, Victoria Bottino Pontesd

http://www.ncbi.nlm.nih.gov.doc-distant.univ-lille2.fr/pubmed/25839118