5 plantes médicinales historiques

  • Le pavot

Papaver somniferum, appartenant à la famille des papavéracées, dont on extrait le latex afin de produire de la morphine et la codéine pour ses vertus antalgiques puissantes mais il sert également pour la production illicite d’opium et d’héroïne.

Le Pavot est originaire d’Asie mineure, il contient plus de 40 alcaloïdes dont la morphine, la codéine, la narcotine et la papavérine. Son utilisation est aujourd’hui règlementée cependant il est utilisé depuis des millénaires mais il faudra attendre le début du 19e pour en isoler et identifier les principes actifs.

  • Le millepertuis

Hypericum perforatum, appartenant à la famille des hypéricacées, est une plante utilisée déjà par les druides, qu’ils considéraient comme magique, dont l’odeur suffisait à éloigner les mauvaises esprits. Cette plante a connu un fort intérêt du fait de son indication dans les troubles de l’humeur et de l’anxiété mineure, cependant cette plante a connu également beaucoup de controverse en effet elle est vendue en officine mais également dans certains magasins de diététique, supermarchés ou accessibles sur Internet ou par correspondance.

Plus récemment des études ont montré son interaction avec de nombreux médicaments tels que ceux à faible marge thérapeutique notamment la digoxine , la théophylline, les anti-vitamines K, la ciclosporine, mais aussi des contraceptifs oraux. En effet le millepertuis provoque une induction enzymatique cytochrome P450 étant à l’origine de baisse d’efficacité de ces molécules lors de leur prise concomitante. « En février 2000, une étude menée aux Etats-Unis chez des volontaires sains rapporte une diminution des taux plasmatiques d’un médicament inhibiteur de la protéase du VIH utilisé dans le traitement du SIDA, l’indinavir (CRIXIVAN7), lors d’une utilisation concomitante avec le millepertuis2 . L’administration concomitante de millepertuis avec cet antirétroviral est donc susceptible d’entraîner une diminution de la réponse virologique et le développement de résistances virales chez les patients infectés par le VIH » .1

  • L’eucalyptus

Eucalyptus globulus, appartenant à la famille des rosacées, originaire de l’Australie et utilisé par les aborigènes contre les fièvres et autres infections. Il fut introduit à la fin du 19e siècle en France.

L’Eucalyptus est un grand arbre des régions chaudes et sèches pouvant dépasser les 30 mètres. C’est un arbre dont toutes les parties sont très odorantes (balsamique).

  • L’harpagophytum

L’harpagophytum ou griffe du diable est originaire d’Afrique appartenant à la famille des Pedaliaceae, elle doit son nom à ses fruits qui possèdent des crochets pour s’accrocher aux animaux et ainsi permettent une bonne dissémination, « harpagos » signifiant crochet en grec et « phyton » plante. L’espèce qui nous intéresse ici est harpagophytum procumbeus.

On utilise les racines et les tubercules de celle-ci pour soulager les douleurs articulaires (athérosclérose), arthrites, la gout ou encore lors de myalgie. Les données scientifiques concernant cette plante sont incertaines mais il lui accorde une possible efficacité pour arthrite, pour le reste des indications les preuves sont insuffisantes pour attester d’une efficacité. 2

  • Le millefeuille

La millefeuille, Achillea millefollium, est une plante herbacée vivace qui doit son nom à la mythologie grecque, notamment pour avoir permi à Achille de guérir les blessures de Télèphe, roi des Mysiens. Il appartient à l’immense famille des Astéracées dont la réputation médicinale remonte les âges jusqu’à la préhistoire, retrouvé en grande quantité dans la grotte de Shanidar, en Irak, grotte où furent également retrouvés des ossements de néandertaliens vieux de 50 000 ans.

La millefeuille fût préconisée par Dioscoride et par Hippocrate pour ses vertus astringentes, en effet on utilise ses sommités fleuries pour la cicatrisation des petites plaies ou pour calmer les règles trop abondantes. On la recommande en tisane également en cas de spasmes utérins et pour les varices. 3, 5

Source

1. Site nlm.nih.fr, {en ligne}, consulté 15 février 2016, URL : https://www.nlm.nih.gov/medlineplus/druginfo/natural/984.html

2. Botanique systématique moléculaire, J. –L Guignard 12e édition, 2003, 259, 261.
Petit larousse des plantes médicinales

3. Site de l’agence européenne du médicament EMA, consulté en ligne le 16 février 2016, URL http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/Herbal_-_Community_herbal_monograph/2011/09/WC500115469.pdf

4. Collège International d’Aromathérapie, Dominique Baudoux, {en ligne}, consulté le 16 février 2016. URL : http://www.college-aromatherapie.com/aromatherapie_et_publications

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